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CONDAMNÉ AU SUICIDE Par Émile Boudreau Les Éditions du Renouveau québécois, 1998, 218 p. Gaétan Duval avait 46 ans. Il était marié, père de trois beaux enfants. Il s'est donné la mort le 31 janvier 1983. Suicide, a dit le coroner. Dugal a posé le geste d'une façon terriblement lucide : il a choisi une corde capable de supporter son poids ; il a barricadé de l'intérieur les portes et les fenêtres de son logement ; à l'aide d'une perceuse mécanique, il a pratiqué une ouverture au-dessus du châssis de la porte d'un placard situé le long du vestibule entre la cuisine et la porte d'entrée ; il y a fixé la corde, il a passé le noeud coulant à son cou et il s'est laissé choir vers la mort. Les deux côtés du châssis de la porte n'étaient qu'à quelques pouces de lui. Lorsqu'on l'a retrouvé, ses pieds effleuraient le plancher. S'il l'avait voulu, il aurait facilement pu se raviser jusqu'au moment de perdre conscience. Il ne l'a pas voulu. Sa mort a été le fait d'une décision mûrement réfléchie et irrévocable. Il voulait mourir. Se sentait-il condamné au suicide à cause de la détérioration de son état physique et des traitements inhumains qu'il avait eus à subir de la part de la CSST ? C'est à cette question que le présent ouvrage tente de répondre. La note laissée sur la table est un ultime message d'amour à l'endroit de sa femme et de ses enfants. Il a écrit : Merci à tous
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ÉMILE BOUDREAU
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